E-commerce à l’heure de la Covid-19 : solution des commerces en crise ?

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E-commerce à l'heure de la Covid-19 : solution des commerces en crise ?

E-commerce à l’heure de la Covid-19 : solution des commerces en crise ?

Le e-commerce ou le secteur épargné

Pour commencer, selon la FEVAD* cette année le e-commerce aurait enregistré une hausse de 1.8% au 1er trimestre 2020 par rapport à 2019. Là-dessus, une hausse de 5.3% a été enregistré au second trimestre. Et enfin, une hausse de 8.1% du secteur e-commerce a été recensée par rapport au 3e trimestre 2019. Aussi, avec une augmentation du canal web des magasins 3 fois plus importante au 3e trimestre 2020 qu’en 2019, certains secteurs comme le tourisme restent néanmoins à côté de cette croissance.

Phénomène de cause à effet, les ventes des enseignes magasins (comme le mobilier) en marque propre, auraient retrouvé leur croissance à deux chiffres au 3e trimestre 2020. Somme toute,  avec +21% les enseignes ont réhaussé leur chiffre d’affaires,  mais cela ne compense pas la baisse du 1er trimestre.

*FEVAD :  Fédération du e-commerce et de la vente à distance, un syndicat professionnel français créé en 1957.

Quelles solutions entre le e-commerce et les marketplace ?

Indéniablement, les ventes pour le compte de tiers (market place) ont permis de limiter le recul des ventes de certaines enseignes. Les places de marché comme Amazon ont enregistré par la même occasion une croissance de 22% (vs 11% au 3e 2019). Cependant, avec + 11 900 sites marchands actifs supplémentaires en 2020, ce sont les enseignes magasins qui remportent la course à la croissance. De surcroît, si les market place enregistrent globalement une croissance de 30% tous panels confondus. Les enseignes magasins enregistrent quant à elles une croissance 6 fois plus rapide en ligne (+175% au 2e confinement). Effectivement, les confinements ont amené les français à consommer différemment et ces derniers ont changé leurs mentalités.

Confirmé à l’occasion du 2e confinement, l’attachement des français à leurs enseignes s’est manifesté à travers les commandes en ligne, mais aussi le drive et/ou le click & collect. En conclusion, aujourd’hui l’e-commerce est le segment retail qui connaît la croissance la plus rapide. Selon Kantar, les ventes online augmenteront 4 fois plus vite que les ventes offline d’ici 2025. Toutefois, les ventes accélérées avec la pandémie, pourraient faire croître avec elles le besoin de technologies permettant de répondre à ces demandes.

E-commerces et commerces,
une synergie possible ?

Dans ces conditions, avec le confinement et les restrictions sanitaires en vigueur, le commerce en ligne est devenu la norme. Néanmoins, jusqu’à dix étapes peuvent être nécessaires de la réception à la livraison de la commande client. En d’autres termes, entre le traitement des commandes, la logistique et la facturation, la vente en ligne peut parfois s’avérer lourde de gestion. En outre, si la pandémie persiste et que les consommateurs comptent sur le e-commerce pour tous leurs achats, cela pourrait avoir un impact à long terme sur l’équilibre commerce physique et commerces en ligne. Pour cause, des pure player comme Amazon ont dû avoir recours au recrutement massif pour répondre aux commandes. L’évolution des comportements des consommateurs implique quant à elle, une nécessité pour les commerces de fonctionner différemment.

Certes le e-commerce est en croissance, mais d’après le dernier baromètre E. Leclerc des nouvelles consommations, la moitié des français privilégieraient désormais des produits « Made In France ». De même, 63% d’entre eux disent se tourner le plus possible vers des produits locaux. Quoi qu’il en soit, les commerces doivent trouver des modèles hybrides qui impliquent un shop online simple. Aussi, ces derniers peuvent se tourner vers un hub click & collect. Ou alors, ils devraient envisager la réduction de leurs frais fixes (loyers) tout en conservant un contact physique. Etant donné que les mesures de confinement pèsent sur les mentalités, tout un chacun doit garder à l’esprit que le monde « d’après » sera différent.

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